Baisse de la TVA dans la restauration : mi figue mi raisin
Moins de 30% des petits restaurateurs contre 90% des grandes chaines ont répercuté la baisse de la TVA sur leur tarif de consommation… diverse raisons sont avancées par les restaurants parisiens…
La TVA dans la restauration est passée de 19,6% à 5,5%, ce qui entraîne une obligation pour les restaurateurs et cafetiers de baisser de 11.8% au moins 7 produits de leur carte, contrainte uniquement pour ceux qui affichent ouvertement l’application de cette mesure en apposant l’autocollant officiel « La TVA baisse, les prix aussi ». Ces derniers sont soumis à des contrôles, voir à des poursuites si le pacte n’est pas respecté.
Les autres, qui n’affichent pas ce macaron mais qui répercutent malgré tout la baisse sur leurs prix ne sont soumis à aucun contrôle. Quant à ceux qui n’applique pas du tout cette mesure ils ne sont pour le moment pas sanctionnés car dans ce secteur, les prix sont libres.
Par ailleurs, selon le gouvernement, des embauches ou des travaux significatifs d’aménagement peuvent venir compenser une stagnation des prix pour un établissement souhaitant malgré tout faire profiter ses clients de la baisse de la tva.
Quoi qu’il en soit, le résultat est mitigé puisque, même si les grandes chaines de restauration ont pour la plupart appliqué la baisse de la tva (elles cependant les moyens de communiquer sur cette belle action), seuls 30% des ‘petits’ restaurateurs ont appliqué cette baisse.
Parmi les raisons avancées, certains voient plutot la baisse de la tva comme une bouffée d’oxygène face à une situation économique difficile, notamment lors de reprise d’affaire et de changement de gérance, tandis que d’autres ne veulent pas jouer le jeu refusant le principe du controle.
Dans d’autres cas, c’est l’effet inverse qui se produit, ainsi cet exemple de baisse de tva( ne venant pas de Paris mais plutot de l’Est de la France).
Quoi qu’il en soit la fréquentation de ces établissements qui appliquent la baisse n’a pas forcément augmenté…
