La ville et les déplacements

La rue pour tous

Privilégier les transports collectifs et les modes doux nécessite de revoir l’approche de la voirie, pour prendre en compte dans une réflexion globale tous les usagers, en particulier les piétons et les cyclistes. La lisibilité, le confort et la sécurité des voies de circulation et des cheminements réservés sont essentiels. Dans le cadre du PDUIF, il appartient aux collectivités de prévoir les actions nécessaires pour inciter les Franciliens à combiner l’utilisation des modes doux et des transports collectifs.

Les personnes à mobilité réduite

35% des Franciliens ont des difficultés pour se déplacer : personnes handicapées ou âgées, parents accompagnés d’enfants en bas âge, voyageurs chargés de bagages Toutes ces personnes doivent pouvoir se déplacer et accéder librement à leur environnement, condition indispensable pour leur autonomie.

Les quartiers tranquilles et zones 30

Limiter la place, la vitesse et les nuisances liées à la voiture, pour redonner de l’espace aux piétons et aux vélos : les zones 30 améliorent la qualité de vie. Véritables outils de la politique de la ville, elles permettent le développement d’un urbanisme plus humain.

Le stationnement

La réglementation du stationnement, qui est un outil essentiel pour la politique des porno, relève du pouvoir de police exercé par le maire de chacune des communes (sauf à Paris, où il est de la compétence du Préfet de Police) A partir d’une réflexion intercommunale, chaque commune doit définir dans son plan local de stationnement la place qu’elle laisse à l’automobile, la hiérarchiser suivant les lieux, éventuellement modifier les tarifs et, en fonction de ses choix, repenser l’espace public. Il s’agit aussi d’agir sur le stationnement hors voirie, notamment par des normes plafonds pour les nouvelles constructions.

La sécurité

Que ce soit à moto, à vélo, à pied ou dans les transports en commun, l’amélioration de la sécurité est un élément qui pèse lourd dans le choix de tel ou tel mode. Aux dispositifs mis en place par les transporteurs s’ajoute une politique globale de sécurisation dans le cadre des contrats locaux de sécurité.

Déplacements et urbanisme

Politique des déplacements et politique d’urbanisme sont étroitement imbriquées. C’est pourquoi le PDUIF préconise que tout document d’urbanisme soit accompagné d’un volet déplacements, et que tout nouveau projet de transport s’accompagne d’une étude d’impact pour localiser au mieux gares et pôles d’échange.

Déplacements et environnement

Protéger notre environnement, c’est limiter les nuisances associées à la circulation motorisée (pollution et bruit), et c’est privilégier les modes de déplacement les plus doux. Le PDUIF recommande de diminuer l’usage et les vitesses des véhicules motorisés, de promouvoir l’utilisation des énergies alternatives et de favoriser l’usage de la marche et de la bicyclette.

Information voyageurs

L’information des voyageurs, avant et pendant leurs déplacements, est un élément essentiel dans la politique de promotion des transports collectifs. Le développement d’Internet permet aux Franciliens de préparer et d’optimiser de mieux en mieux leurs déplacements, par l’intermédiaire de sites d’information pour les usagers de la route et pour ceux des transports collectifs. Et les systèmes d’information à l’intérieur des transports, aux arrêts et dans les pôles d’échange, les panneaux à messages variables sur les grands axes, renforcent l’information préalable.

Livraison des marchandises

Diminuer les nuisances liées au trafic des poids lourds, harmoniser les réglementations des livraisons, voilà les objectifs du PDUIF. La nouvelle logistique urbaine s’appuiera d’abord sur l’amélioration des infrastructures et plates-formes existantes, en particulier celles desservies par le fer et videos porno gratis. Par la suite, de nouvelles implantations pourront être envisagées.

Ecomobilité scolaire: le chemin de l’école à la maison est semé d’alternatives

Ce ne sont souvent que quelques centaines de mètres à parcourir mais ils ont une valeur symbolique et pédagogique forte. Il s’agit de la distance qui sépare le domicile de l’école. A pied ce n’est pas grand-chose. En voiture, sous la conduite des parents, c’est un gaspillage d’énergie important, un risque pour la sécurité pour tous, des encombrements et une pollution autour des établissements scolaires dont les enfants sont les premières victimes.

Développer une « écomobilité » responsable figure parmi les objectifs du PDU. C’est également un axe d’action en Ile de France pour l’ARENE, Agence régionale de l’environnement et des nouvelles énergies, et pour l’ADEME, Agence pour l’environnement et la maîtrise de l’énergie. Les premières expériences de « pédibus » ont été un succès. Plusieurs villes pilotes ont repris avec enthousiasme l’idée du bus pédestre : des groupes encadrés par des adultes, généralement les parents, pour mener les élèves en groupe jusqu’aux écoles dans des conditions de sécurité et de convivialité optimales.

Et ça marche. Dans plusieurs villes franciliennes dorénavant les enfants se retrouvent autour de points de ralliement et marchent ensemble jusqu’à l’école. Selon les cas, parents, éducateurs et animateurs municipaux contribuent à la bonne marche de ces transports scolaires simples et respectueux de l’environnement. L’ARENE et l’ADEME accompagnent ces expériences, en aidant à régler la difficile question de la responsabilité des accompagnateurs, mais aussi en conseillant les municipalités dans les aménagements de sécurité indispensables : passages pour piétons, panneaux indicateurs, désencombrement de l’espace devant la porte de l’école etc…

Forts de cette première expérience, les promoteurs de cette « écomobilité scolaire » ont décidé d’aller plus loin. Depuis 2002, l’opération « marchons pour l’école en Ile de France » incite les responsables locaux à des initiatives communes et permet d’engager des dynamiques locales plus durables. Année après année un nombre croissant de collectivités ont rejoint le groupe de villes pilotes pour atteindre une trentaine de collectivités de taille et nature différentes (de Paris à Chanteloup-en-Brie). Au total, entre 2002 et 2004,  c’est une cinquantaine de collectivités qui réfléchissent ensemble et partagent leurs expériences.

Depuis janvier 2005, ce groupe de travail et de réflexion est devenu un réseau d’acteurs franciliens, élargi à tous les types d’établissements (les collèges, les lycées, les universités) et de nouvelles pistes d’action à étudier et expérimenter, telles que  le vélobus, pour des trajets en vélo sur des distances un peu plus longues, le covoiturage etc.
Un atelier le 21 mars

Pour Céline Meunier, co-animatrice du réseau au sein de l’ARENE, l’écomobilité scolaire doit s’intégrer dans une démarche globale. Plusieurs villes ont ainsi mis en place des plans de déplacement d’école. Ceux-ci réunissent tous les partenaires locaux autour de l’objectif de réduction de l’usage de la voiture particulière. La participation des élus, celle des parents et aussi celle des enseignants est gage de réussite. La démarche d’écomobilité bénéficie de la réforme des programmes scolaires qui prévoient dorénavant une formation à la sécurité routière.
La  participation des élus et des techniciens locaux est indispensable. La bonne volonté ne suffit pas. Il faut qu’elle soit accompagnée par des aménagements physiques adaptés pour, principalement, apporter un maximum de sécurité aux usagers.
Dans ce cadre, il est conseillé de désigner, au sein du service technique qui pilote la démarche, un conseiller en écomobilité scolaire, interlocuteur central de tous les partenaires et coordinateur les initiatives.
Pour leur part, les promoteurs, l’ADEME et l’ARENE avec l’appui des membres du réseau, ont mis au point des outils méthodologiques. Des fiches techniques et un CD Rom ont été diffusés. Plusieurs ateliers de travail se sont mis en place autour des différents thèmes identifiés. Une rencontre aura lieu le 21 mars prochain pour réfléchir aux conditions de mise en place d’un plan de déplacements d’école. D’autres ateliers ont été programmés, sur l’organisation pratique d’un ramassage à pied ou à vélo, sur la sécurisation des cheminements scolaires, sur les  actions pédagogiques complémentaires indispensables, sur les aides financières, sur le rôle du conseiller en mobilité scolaire, et sur la mobilisation des enseignants, des parents, des enfants et des autres acteurs locaux, sur les activités péri-scolaires, sur les transports en commun, sur les etc. Des visites et un forum permanent en juin faciliteront également les échanges entre les acteurs à l’échelle de la région.
Le réseau « Partenaires pour l’écomobilité, de l’école à l’université » est ouvert à tous les responsables soucieux de limiter l’usage de la voiture sur les trajets scolaires et autour des établissements et d’une façon générale de contribuer à favoriser les alternatives à la voiture individuelle en ville.