Le commerce des Tour Eiffel miniatures au coeur de la tourmente
Dans la vente des tours Eiffel miniatures, petits commerçant et vendeurs à la sauvette se livrent une guerre sans merci pour attirer le plus de touristes. Un amendement pourrait y mettre fin en sanctionnant plus sévèrement la vente à la sauvette.
Les vendeurs à la sauvette ont depuis de nombreuses années maintenant investis les trottoirs de tous les sites touristiques de Paris. Que l’on soit au Champs de Mars, aux Invalides, à la Butte Montmartre, sur les Champs-Elysées ou sur les Grands Boulevards, qui ne s’est jamais fait abordé par un de ces vendeurs à la sauvette ?
Acheter une tour Eiffel lumineuses en plastique ou une en métal ou en verre à ces vendeurs vous reviend presque deux fois moins cher qu’en vous rendant dans un magasin officiel, soit environ 3 € contre 5 €… Ce commerce illégal est très juteux car il peut rapporter à ces commerçants près de 2 000 € par semaine !
Sur les 2 millions de tour Eiffel vendues en 2009, 500 000 l’ont été par des vendeurs à la sauvette… Le manque à gagner des commerces officiels et habilités est incontestable, ils ont ainsi perdus jusqu’à 40 % de leur chiffre d’affaire en quelques années. De plus, ils doivent reverser à la Ville de Paris 8 % de leurs revenus contrairement, bien entendu, aux vendeurs à la sauvette ; sans compter la Tva et autre taxes dont s’auto-dispensent les vendeurs à la sauvette.
Cette concurrence déloyale sera bientôt sanctionnée plus durement, si un amendement prévoyant de faire passer la vente à la sauvette pour un acte délictuel et non plus contraventionnel est voté. Cela va t-il changer quelque chose si les moyens mis en place sue le terrain pour faire la chasse aux vendeurs à la sauvette ne sont pas revus à la hausse ? Rien n’est moins sûr.
