Nuit Blanche à Paris : 8ème édition
Le 3 octobre 2009, Paris connaîtra pour la 8ème année consécutive, une « nuit blanche ».
En 2002, la volonté du Maire de Paris, Mr Delanoë, de rendre l’Art accessible à tous, le temps d’une nuit, créa l’évènement.
Voyons le programme de 2009 de plus près.
La Nuit Blanche mettra essentiellement en scène des oeuvres d’Art contemporain, autour du thème de « l’intime et du patrimoine ».
Mis en oeuvre par les directeurs artistiques Alexia Fabre et Frank Lamy, le parcours prévu cette année fera passer les noctambules amateurs d’Art par le nord-est de Paris, avec entre autre le parc des Buttes-Chaumont, par le centre, avec le Marais, Les Halles ou le Théâtre de la ville, et par la rive gauche entre le Luxembourg et le quartier Latin.
Des lieux insolites, inattendus seront choisis pour accueillir et mettre en valeur des œuvres d’Art, qui contemplées la nuit, prennent une autre dimension…
Un rêve éveillé, voici ce qui attend les futurs acteurs et spectateurs de Nuit Blanche.
Au programme cette année, 30 projets initiés par les directeurs artistiques et 70 projets associés, dont :
Aux Buttes Chaumont
Projet de Noel Dolla :
Des guirlandes multicolores clignoteront
8 000 disques dorés scintilleront sur les pelouses comme des tournesols d’or
500 bateaux en papier brillant d’un lumignon bleu, blanc ou rouge, flotteront sur le lac
200 parapluies rouges seront distribués aux visiteurs à l’entrée.
Cinq jeunes gens originaires des cinq continents répartis dans les allées entonneront des champs révolutionnaires
Projet de Nathan Coley, « There Will Be No Miracles Here » :
Trois pièces gigantesques seront érigées dans la partie boisée du parc.
Chaque oeuvre composée d’un échafaudage métallique de 6×6 mètres, délivrera un message lumineux tel que «There Will Be No Miracles Here».
Opposition entre le kitsch des ampoules lumineuses et le ton du message inscrit.
Projet de Rune Guneriussen, « Singles » :
Bouquet de lampes de bureau sur une pelouse du Parc des Buttes-Chaumont.
« Leurs faisceaux lumineux feront surgir de l’obscurité des détails fantomatiques dans un climat tout à la fois intime et spectaculaire de clair-obscur ».
Rive gauche
Projet de Janet Cardiff, « The Forty Part Motet » à l’Église Saint-Severin :
Quarante enceintes disposées en arc de cercle, diffuseront la voix des quarante chanteurs impliqués dans la composition musicale Spem in Alium de Thomas Tallis.
Projet d’Eric Duyckaerts, « How to Draw a Square » à l’Ecole Normale Superieure :
« Un parcours vidéo montrant différentes conférences-performances guidera le visiteur jusqu’à l’amphithéâtre Dussane où l’artiste se livrera face au public à une performance durant la nuit entière ».
Projet de Margarita Gluzberg, « Captive Bird Society » dans la Cour de l’Ecole Normale Superieure :
« L’artiste a réuni une collection de disques originaux (78 tours) réalisés par le compositeur Carl Reich à partir de chants d’oiseaux.
Premier à effectuer ce type d’enregistrements à partir de sa propre volière, Carl Reich s’était attaché à des canaris imitant le chant du rossignol, s’ingéniant à mêler ces bandes sonores à des mélodies populaires.
Jonglant entre six tourne-disques, l’artiste se livrera en direct à une performance où elle-même sélectionne et passe les disques, installant peu à peu une présence sonore poétique et détonnante ».
Projet de Gilles Barbier, « L’ivrogne », site de la Bûcherie :
« Cette oeuvre phare de l’artiste sera présentée dans l’ancienne salle de dissection de la Bûcherie.
La spirale monumentale se déploiera dans l’architecture en rotonde fin XVIIIe de la salle, tandis que la pratique de la dissection s’illustrera de manière métaphorique par le déploiement de la pensée dans l’espace ».
Projet de Sarkis, « Litanies », à la Grande Mosquée de Paris :
« Dans la cour précédant l’accès à la salle de prière, sera installé un miroir exhalant un parfum de rose et unissant symboliquement la terre et le ciel.
Par le son, l’image, les odeurs et diverses sensations, ce projet de Sarkis invitera le visiteur à la contemplation et au recueillement ».
Au coeur de Paris
Projet de Sylvie Fleury, « Cristaux », à la Cathédrale Notre-Dame de Paris :
« L’oeuvre proposera un nouvel itinéraire à travers ce haut lieu de la spiritualité chrétienne.
Disposés à travers l’édifice, ces cristaux lumineux viendront évoquer entre autres un chemin de croix, l’illumination de la foi ou le chatoiement coloré de vitraux ».
Projet de Laurent Prexl, « Disque Blanc », au Théâtre de la Ville :
« Dans la grande salle, sera présentée la vidéo d’un jeune artiste plasticien tandis que le hall d’accueil se verra investi par un projet de l’artiste Laurent Prexl.
Il invitera une trentaine de poètes contemporains à venir lire des textes dans une cabine d’enregistrement. Ces poètes, représentatifs des champs de la poésie sonore et de la poésie action, verront leurs interventions enregistrées, l’opération menant à la confection finale, sur place et au vu du public, d’un Disque Blanc. Sur ce CD, les textes enregistrés se verront dépouillés de toutes paroles. Seuls resteront audibles les temps morts tandis que le livret accompagnant le disque livrera pour sa part la version écrite des textes lus initialement ».
Projets associés
Dans le Marais / Saint Germain des Prés, « 100% Tel Aviv » :
Nuit Blanche s’associe à la manifestation culturelle « 100% Tel Aviv » qui célèbre les 100 ans de cette ville d’Israël, véritable poumon culturel et financier et surnommée « la ville blanche ».
Plus de 30 lieux accueilleront dans leurs vitrines des vidéos d’artistes israéliens, dont Michal Rovner, Assaf Shoshan, Sigalit Landau et Roiy Nitzan (révélé par le film Valse avec Bachir) ainsi que de nombreux autres artistes à découvrir ».
Projet de Ange Leccia, « Fusion », à l’Hôtel de la Monnaie :
Une immense vidéo sera projetée depuis le premier étage dans la cour intérieure :
Image de l’or en fusion. A cette échelle, cela aura un caractère fascinant, hypnotique, touchant au mystère de la transformation des éléments.
Projet de Dominique Petitgand, exposition «Quelqu’un est tombé», à l’Eglise Saint-Roch :
« Répartis dans les bas côtés, huit haut-parleurs diffuseront des sons concrets, créant une nappe musicale qui résonnera dans tout l’édifice.
Dans une chapelle latérale, un autre haut-parleur, placé sur un socle, susurrera les phrases d’un discours entrecoupé, dessinant peu à peu la trame d’une histoire ».
Projet Futurs Composés, « Rencontre avec la musique contemporaine », à la piscine et au gymnase Saint Germain des Près :
« Nager ou courir en écoutant John Cage, Bruno Mantovani, ErikM et bien d’autres au gré de parcours lumineux ou en images : telles seront les propositions détonantes et inédites à la rencontre de la musique contemporaine ».
Projet de Guillaume Baychelier, « Et pour s’en retourner chez lui, il rentra dans la forêt » au Musée de la Chasse :
S’inspirant du texte de Gustave Flaubert » La légende de Saint Julien l’Hospitalier « , sa vidéo » Et pour s’en retourner chez lui, il rentra dans la forêt » (2009) interroge le rapport de l’homme à l’animal, tour à tour proie et prédateur.
Rendez-vous le samedi 3 octobre 2009 à 19h00, avec le lancement au MAC VAL (musée d’art contemporain du Val-de-Marne) l’après-midi, jusqu’au dimanche 4 octobre 2009 à 07h du matin.
Cette belle et originale initiative a d’ailleurs fait des petits depuis ! D’autres pays ont désormais, eux aussi, leur nuit blanche…


[...] l’occasion de la Nuit Blanche qui aura lieu du samedi 3 octobre à 19h au dimanche 4 à 07h00 du matin, la ligne 11 du métro [...]